Le sport divise par deux le risque de récidive du cancer

Le sport divise par deux le risque de récidive du cancer

Les personnes atteintes d’un cancer, ou en rémission, pourraient diviser par deux le risque de récidive en pratiquant une activité physique…

L’impact positif d’une activité physique régulière sur le taux de récidive des cancers a été prouvé par de nombreuses études. Associée à une alimentation adaptée, elle pourrait réduire de moitié le risque de récidive, et elle est le vecteur d’une amélioration significative de la qualité de vie. Pourtant, à peine plus d’une américaine sur trois diagnostiquée d’un cancer du sein respecterait les recommandations de 150 minutes d’activité physique modérée par semaine.

Les effets secondaires de la maladie et des traitements, notamment la fatigue qui se manifeste chez au moins deux tiers des patients, expliquent en partie cette tendance à la sédentarité. Mais pas seulement. Les séquelles physiques peuvent être lourds notamment dans le cas du cancer du sein, et « les patientes traitées pour un cancer du sein, même antérieurement sportives, présentent un certain nombre de barrières physiques, psychologiques et sociales vis-à-vis de la pratique sportive», explique au Figaro le Pr Vincent Gremeaux, spécialiste en rééducation au CHU de Dijon.

La pratique sportive est pourtant un facteur favorisant la rémission, la qualité de vie et la réinsertion sociale. C’est aussi l’unique traitement de la fatigue associée aux cancers dont l’effet a été démontré. Depuis le plan cancer national de 2009, le suivi des malades et la minimisation des risques de récidive ont pris une part importante dans les politiques de santé publique, mais les résultats tardent à se faire sentir. «Dans le cadre du cancer du sein, la pratique d’une activité physique et sportive reste limitée à 20-30% des patientes en rémission. De plus, le message concernant la pratique sportive n’est dispensé que par 20% des médecins oncologues», déplore le Pr Gremeaux.

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